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De Alî Muhammad al-Churafaa à M. Le Ministre

Lettre Ouverte : La Sunna est d'agir et non de parler

M. Le Ministre,

Le message de l’Islam porte de nobles valeurs humaines que le prophète a traduit en acte, suivant à la lettre l’éthique et la morale coraniques auxquelles le Coran appelle. C’est ainsi que Dieu -Exalté Soit-Il- décrit l’Apôtre comme suit : « En vérité, tu es d’une haute moralité » Coran (LXVIII, 4) avant de dévoiler une autre portée qui est la miséricorde, comme il est dit : « Nous ne t’avons envoyé que par miséricorde pour l’Univers. » Coran (XXI, 107). Entre ces deux pôles, la haute moralité et la miséricorde, il y a de nombreuses vertus qui incitent à s’aimer les uns les autres et à se pardonner et qui prouvent que la conviction religieuse est propre à chaque individu que le Seigneur a cautionné, comme il est dit : « Veux-Tu contraindre les hommes à devenir croyants ? » Coran (X, 109) ou encore : « Que celui qui veut croire, croie, et que celui qui veut être infidèle le soit. » Coran (XXI, 109).

En outre, le Seigneur ordonne à ses serviteurs de prendre son Apôtre comme l’exemple suprême qui sait traduire en pratique les valeurs coraniques auxquelles les gens sont invités à adopter, dans la parole et dans l’agir, pour donner, par la suite, une société où les gens vivent en paix et en sécurité sous la bannière de la haute moralité et de la miséricorde.

Par ailleurs, il est assez réputé qu’il sera réservé une belle part de récompense à celui qui édicte un acte bien à ses semblables. Ce qui veut dire que la Sunna est une action et non des paroles en l’air et c’est la raison pour laquelle que tout ce qui est rapporté par le Coran est devenu la Sunna du prophète de l’Islam -PSSL- qui réhabilite la morale et la miséricorde de l’homme pour qu’il ait enfin le bonheur, ici-bas et dans l’au-delà, et une vie paisible.

Il est donc impératif de réhabiliter la signification de la Sunna afin de tracer la voie du Bien, de l’amour, de la miséricorde et de la justice entre tous et pour que chacun se conforme au Coran qui annonce que le prophète est l’exemple à suivre. Il est inadmissible, cependant, que le discours humain remplace le message divin et de s’égarer du Coran au profit d’histoires fomentées et d’Isrâ‘îliyyât-s en se référant à des personnes, morts voilà plusieurs siècles, qu’aucun ne peut confirmer s’ils avaient vraiment voulu ou non nous égarer de la voie du Coran. Nous nous trouvons alors perdus dans leurs traditions et nous passons notre temps dans des controverses stériles où chacun pense vraiment qu’il détient la vérité ; et c’est dans ce but qu’ils ont, par la suite, inventé les histoires alors que le message divin fut clos dès le pèlerinage de l’Adieu, comme il est dit : «  Aujourd’hui J’ai parfait votre religion et mis le comble pour vous à Mes bienfaits pour vous. Je suis satisfait de vous donner l’Islam pour religion. » Coran (V, 3) et de poursuivre plus loin : « La parole de ton Seigneur sera réalisée selon la vérité et la justice. Nul ne peut changer Ses paroles. Il entend et sait tout. » (VI, 115)

Les musulmans n’ont donc plus rien à espérer de traditions qui les ont égaré et qui ont détourné le message de la miséricorde et de l’équité en un message de guerre et d’oppression par la diffusion des discours de la haine et de la domination et l’extermination de l’autre. Si ces traditions ont jeté les musulmans dans l’obscurité, pourquoi ne pas retourner alors à la voie de la lumière ? Comment mettre en avant des paroles qui incitent à la haine et aux attentats et délaisser la parole divine qui appelle à l’amour, la justice et la miséricorde entre tous, comme il est rapporté : « Tels sont les Signes de Dieu. Nous te les relatons selon la Vérité. En quel discours croiront-ils donc, après [celui] de Dieu et Ses Signes ? » Coran (XLV, 6) La portée de ce verset raisonne avec celui qui manifeste le refuge de l’Apôtre auprès du Seigneur: « Seigneur ! mon peuple a adopté à l’égard de ce Coran une politique qui consiste à l’ignorer. » Coran (XXV, 30) et aussi avec : «  Lorsqu’on dit aux infidèles : suivez la loi que Dieu vous a envoyé, ils répondent : Nous suivons les coutumes de nos pères. Eh quoi ! quand bien même leurs pères seraient des gens qui ne raisonnent pas et qui n’étaient point dans la bonne Direction. » Coran (II, 170). Par ailleurs, il est rappelé : « Ceux qui dérobent aux hommes les préceptes du Livre envoyé d’en haut, par l’appât d’un vil intérêt, ceux-là se remplissent les entrailles de feu. Dieu ne leur adressera pas la Parole au Jour de la Résurrection et ne les purifiera pas. Un supplice douloureux les attend. » Coran (II, 174)

La question qui se pose : Si le Seigneur nous impose, comme il est dit : « Suivez ce qui vous est venu de votre Seigneur, et ne suivez point d’autres patrons que Lui. Oh ! que vous y pensez pas. » Coran (VII, 2), alors pourquoi insister à désobéir à Dieu ? Ne nous A t-Il pas ordonné d’être uni et solidaire, alors que les discours rapportés nous poussent à la discorde et à la Fitna ? Il s’adresse à nous, nous exhorte et nous averti : « Ne soyez pas en dispute perpétuelle car vous perdriez courage et votre prestige s’évanouirait. » Coran (VIII, 46) ; car nous nous mettons en désaccord pour rien. Des disputes se créent alors, entre musulmans, et se transformeront par la suite en guerre entre frères, de la même conviction religieuse qui leur rappelle la parole de Dieu : « Ne soyez pas en dispute perpétuelle car vous perdriez courage et votre prestige s’évanouirait. » Coran (VIII, 46)

N’est-ce pas dans l’intérêt de la ’Umma, et plus particulièrement pour les pays arabes qui ont la même histoire et le même destin, de faire face à un ennemi commun, à l’affut depuis des siècles, pour occuper leurs territoires, spolier leurs richesses et les transforment en des esclaves obéissant aux ordres dans l’humiliation.

Savez-vous pourquoi ? Parce qu’ils ont oublié Dieu et alors Dieu leur a fait oublier leurs propres personnes ; leurs cœurs se sont remplis de peur et d’angoisse par crainte de perdre leur royauté. Mais s’ils pensent une seule fois que leur royauté appartient à Dieu, ils ne baisseraient plus la tête et arrêteraient d’accepter l’humiliation et le chantage, préserveraient leurs richesses et signeraient un pacte de paix avec leurs frères arabes et musulmans dissipant, par la même occasion, la volonté de l’ennemi pour leur nuire, les diviser et les séparer. Leur rivalité qui les empoisonnent les a dispersés et a créer la Fitna entre eux. Il n’y a donc pas solution pour les arabes et les musulmans que de retrouver la voie vers Dieu, conservée dans le Coran, et c’est pourquoi Dieu ordonna à Son Apôtre lui fixant la mission, comme il est rapporté : « Soit que Nous te fassions voir l’accomplissement une partie de Nos menaces, soit que Nous te rappelions à Nous avant ce terme, ta mission est de communiquer. C’est à Nous qu’il appartient de demander un compte sévère. » Coran (XIII, 40)

Quel est alors l’ordre de Dieu que l’Apôtre doit révéler aux hommes si ce n’est autre que les versets compilés dans un Livre Clairvoyant. Concernant les obligations, l’Apôtre fut-il ordonné de révéler une autre chose ? Du tout ! Invente des mensonges sur le compte de l’Apôtre et trahi le message de l’Islam et le Coran, celui qui prétend que l’Apôtre a révélé autre chose que le Coran ; alors qu’il attende sa place sur le Feu avec un châtiment avilissant le Jour du Jugement et le Coran le confirme bien, dans plusieurs endroits : « A.L.M.R. Tels sont les Signes du Livre. Ce qui est descendu de la part de ton Seigneur est la Vérité ; cependant la plupart des Hommes ne croient pas. » Coran (XIII, 1)

Par Sa Miséricorde pour les Hommes, Dieu les exhorte à suivre Son Message afin de les sortir de l’obscurité vers la lumière et les guider sur la voie droite en leur promettant la bonté et les jardins de bonnes choses, comme il est rapporté : « La belle Récompense est pour ceux qui répondent à leur Seigneur ; mais à ceux qui ne répondent pas(s’ils possédaient tout ce que la terre contient et même le double, ils l’auraient donné en rançon) pour ceux-là il y a un compte affreux. Leur demeure est la Géhenne. Quelle détestable couche ! » (Coran (XIII, 18)

Enfin, Dieu a dicté une règle qui consiste à la liberté du culte : celui qui accepte l’appel divin avec ce que renferment les versets coraniques, alors il est doublement récompensé, ici-bas et dans l’au-delà. Celui qui obéit aux traditions rapportées et aux Isrâ‘îliyyât-s est en double échec, ici-bas et dans l’au-delà.

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