Famille et Société

Le secret de la « Sainteté d’Al-Hussayn »

Pourquoi les Chi’ites sacralisent-ils al-Hussayn b. ‘Alî au dépend de son frère al-Hassan?

Vous êtes-vous demandé ou avez-vous pensé à la sainteté du petit fils du prophète, l’imam al-Hussayn b. ‘Alî, alors qu’en même temps les ci’ites rejettent son autre neveu, l’imam al-Hassan bien qu’ils soient tous deux descendants du prophète de l’Islam -PSSL- et enfants du mariage de Fatima az-Zahrâ et de ‘Ali b. Abî Tâlib? Que vous y avez réfléchi ou non, il est temps de dévoiler le secret derrière cette sainteté et qui permet aux Ulémas chi’ites d’avoir le contrôle des fidèles, profitant de l’amour de ces derniers pour « les membres de la famille du prophète »

La réponse à la question ainsi que la résolution de l’énigme sont rapportées par le penseur Emirati Alî Muhammad al-Churafaa al-Hammâdî, dans son dernier ouvrage  Les Musulmans entre discours religieux et Message divin, édité par Dâr al-Nukhba lil Nachr wal Tawzî’.
A l’entendre pour la première fois, ce fait qui remonte au lien de sang entre Al-Hussayn b. Ali avec le Roi Perse risque de choquer et de te dévoiler les coulisses du complot qui pèse sur l’Islam depuis plusieurs siècles et qui conduit aux guerres entre ses fidèles avec leur divisions en plusieurs sectes et doctrines.

Avant d’expliquer le rapport entre les Ulémas chi’ites avec le secret et le lien du sang entre Al-Hussayn et le Roi perse, Alî Muhammad al-Churafaa nous détaille, dans son livre Les Musulmans entre discours religieux et Message divin, la naissance du complot et son adoption par ces Ulémas voici quatorze siècles, il dit : « Les histoires attribuées aux compagnons du prophète par les perses ont conduits à une discorde entre les musulmans les poussant à s’entretuer, par pure vengeance de ces derniers qui ont déjà vaincu l’empire perse. Ce qui a influencé certains à croire en ces histoires et les adopter. » Il existe autant de partis religieux que d’histoires inventées et chaque parti forge son propre discours dans ses orientations et son interprétation du message divin pour finir par avoir un discours religieux propre à chaque groupe.
C’est ainsi que les sources se sont multipliées et le courant Takfiriste s’est développé au point que chaque courant excommunie les autres, pensant même que combattre les autres est un Jihâd, « chaque musulman combat l’autre, croyant profondément qu’il combat pour la cause de Dieu, avant de tomber tout deux criant « Allah akbar » de son côté ».
En outre et afin de renforcer leurs discours religieux qui donna naissance à la faction chi’ite, les Ulémas perses avaient deux fondements, pour diffuser leurs discours empoisonné et inventer une sorte de croyance parallèle à l’Islam :
Le lien étroit d’Al-Hussayn b. Ali avec le prophète de l’Islam -PSSL- et qui n’est autre que le petit fils de ce dernier et fils de Fatima, la fille du prophète. C’est ce qu’ils vont mettre en avant afin d’appuyer leur discours religieux et lui donner une sorte de sainteté, outre l’assassinat d’Al-Husayn lors de la bataille de Karbalâ, face à l’armée de yazîd b. Mu’âwiya, gouverneur de la région du Châm. Ils ont ainsi pleuré cette situation et l’ont considéré non seulement comme une lutte entre le bien et le mal mais aussi comme emblème pour défendre l’éthique religieuse et renforcer la doctrine chi’ite en appelant les autres fidèles à l’adopter. C’est en fait du mariage entre al-Hussayn avec la fille du roi perse (Shah zinân) que naquit l’imam Zayn al-Abidine, considéré comme le point de départ du chi’isme duodécimain. Son grand-père n’est donc autre que Le roi Yezdegerd. Pour cette raison, les perses ont écarté l’imam al-Hassan, frère de sang d’al-Hussayn, et n’ont retenu que le côté perse de l’épouse d’al-Hussayn. Profitant de cet évènement, ils ont développé leur discours religieux en le centrant autour d’al-Hussayn, qu’il élevèrent au rang de la sainteté et de la divinité. Ils ont rajouté que le Seigneur épongera les mauvaises actions et accueillera dans son paradis éternel les fidèles chi’ites et tous ceux qui rendent hommage à la tombe d’al-Hussayn. Les illettrés et les ignorants avaient accueilli à bras le corps cette nouvelle qui est devenue leur but ultime ici-bas et dans l’au-delà.C’est en inventant ce genre d’histoires qu’ils ont pu convaincre les gens à adopter leur doctrine leur facilitant ainsi la pratique de la religion: par le simple fait de se rendre sur la tombe d’al-Hussayn, le fidèle n’est plus assujetti aux obligations. Pis encore! Il voit toutes ses mauvaises actions effacées, et rien que la visite de la tombe d’al-Husayn est compté pour un pèlerinage, Hajj, et mille petit pélerinage, Umra.
Ali b. Zayn al-‘Âbidîn b. al-Hussayn, le petit fils du roi perse, après le mariage d’al-Husayn de la fille du roi perse, Shah zinân b. Yezdzgerd, alors prisonnière des musulmans suite à la défaite de l’empire perse. Ce lien du sang a stimulé l’affinité des Ulémas perses au point d’élever al-Husayn au rang de la sainteté en mettant en place un discours religieux qui va à l’encontre du message de l’Islam. Ils ont ainsi créé une querelle continue entre sunnites et chi’ites et détourner tout le monde du Saint Coran, qui n’appelle qu’à l’unité et à s’attacher au message de Dieu, pour se lancer dans des batailles et des guerres alimentées par les ennemis de l’Islam pendant que ces derniers spolient les biens et les richesses et les empêchent d’évoluer sur le chemin du bien pour le peuple.

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